Editions d'art Monelle Hayot : Le catalogue : Patrimoine : D’Or et d’Argent

D’Or et d’Argent

Décorations des princes de Condé et du duc d’Aumale

978-2-903824-89-1
25,00 €

Le musée Condé à Chantilly possède dans ses collections un ensemble presque complet d’ordres de chevalerie et de décorations ayant appartenu aux derniers propriétaires du château : les princes de Condé Louis-Joseph (1736-1818) et Louis-Henri-Joseph (1756-1830), et le duc d’Aumale (1822-1897). Les ordres de chevalerie apparaissent en Europe à la suite des croisades. À partir du XIVe siecle, des ordres de chevalerie à caractère dynastique et étatique sont créés en même temps que se forment les États modernes. Le plus ancien, l’ordre anglais de la Jarretière fondé par le roi Édouard III vers 1348, existe encore de nos jours. Un autre bien connu, l’ordre de la Toison d’or, est fondé par le duc de Bourgogne en 1430. La qualité de prince, membre d’une famille royale ou souveraine, impliquait le port d’un signe distinctif sur le vêtement : colliers, médaillons, croix ou grands cordons attachés aux ordres de chevalerie. Le port quotidien, à la guerre comme à la cour, d’une décoration, insigne de son rang et marque éminente de sa dignité, permettait d’identifier facilement rois et princes. Cette pratique, qui perdure en Europe jusqu’à la Première Guerre mondiale, a durablement marqué l’art du portrait de cour et la peinture à caractère historique ou militaire. Certains de ces insignes sont spectaculaires et constituent de véritables bijoux d’orfèvrerie. Les princes de Condé portaient ainsi le cordon bleu et la belle croix à la colombe de l’ordre du Saint-Esprit (l’équivalent français de la Jarretière qui a existé jusqu’en 1830) et arboraient la Toison d’or espagnole avec son pendentif en forme de bélier. Le duc d’Aumale, quant à lui, avait été décoré des ordres des dynasties alliées a la maison d’Orléans (Belgique, Brésil, Portugal, Saxe Cobourg…). À côté des ordres de chevalerie se sont développées des décorations qu’on ne pouvait obtenir que par des actions de courage ou de mérite et non par la simple appartenance à une dynastie régnante. Les plus connues sont l’ordre de Saint-Louis créé par Louis XIV et la Légion d’honneur instituée par Napoléon. Les princes étaient particulièrement attachés à ces décorations qui reflétaient leur mérite. Le musée Condé conserve ainsi une émouvante croix de Saint-Louis, donnée au duc d’Enghien pour son courage au feu, et la très simple croix de chevalier de la Légion d’honneur décernée au duc d’Aumale pour sa brillante conduite au feu lors de la conquête de l’Algérie.

  • Format : 22 x 28 cm
    120 pages
    156 illustrations
  • Reliure : relié sous jaquette pelliculée